Seconde Jeunesse

Qu'est-ce qui te passe par la tête

Pour passer sous les ciseaux?

Te croire un peu plus parfaite

Dans un visage en biseau!

 

Ça sonnerait faux, ne sais-tu pas

Que l'originelle allégresse

Est un tableau qu'on ne retouche pas

Mais tu rêves d'une seconde jeunesse

 

C'est la loi de la nature

Que tu veux battre à plates coutures

Pour ce qui est disgracieux

Du moins, ce qu'il l'est à tes yeux

 

Oui tes yeux, parlons-en

Sauront-ils lui dire je t'aime

Avec ce visage d'enfant

Mais ça c'est un autre problème

 

Voilà que passée l'épreuve

Dans ta tête momifiée

Se défait pour cette preuve

Le ruban de ton passé

 

Tu souris comme hébétée

Devant ce portrait convenu

Dans ce miroir qui a condamné

L'original pour une inconnue

 

C'est la loi de la nature

Que tu as battue à plates coutures

Plus rien de toi n'est disgracieux

Aujourd'hui ça l'est dans ses yeux

 

Oui ses yeux, parlons-en

Ne savent plus te dire je t'aime

Avec ce visage d'amant

Mais ça c'est un autre problème

 

Tu fais peau neuve au monde entier

Mais tu te caches en peau de chagrin

Pour toi je garde mon amitié

Je ne peux te juger en rien

 

Mais en moi-même je te regrette

Et tu me manques énormément

Jolie beauté d'identité muette

Gâchée des attraits du présent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vendredi 11 novembre 2011 17:58 , dans Textes protégés Sacem


La Faim Aux Amours

C'est la faim aux amours, les barrières qui se dressent

Pour un acte manqué, pour un malentendu

Nous ne sommes pas de ceux qui tiennent leurs promesses

Si l'on se prête au jeu rien ne nous est rendu

 

Pourtant le cœur est là quand la fusion n'est pas

C'est la vie que l'on mène qui sème ses embûches

Quand les faux-bonds nous font repartir sur nos pas

Et l'on part, désoeuvrés d'attentes qui trébuchent

 

Amour, c'est notre vie d'amants

La vie qu'on n'a pas choisi pourtant

Mais que faire quand c'est plus fort que nous

Puisque nos liens ne se dénouent

 

Amour, c'est notre vie d'avant

L'avenir c'est des mots dans le vent

On sait qu'on ne peut s'y résoudre

Tant que nous menace la foudre

 

- C'est la faim aux amours -

 

Puis soudain, providence aux saisons des amours

Pour un instant de nous, laisser tourner les heures

Au secret d'un hôtel avant notre retour

Par le train de vingt heures, compartiment fugueurs

 

Nous aurons partagé, savouré cet instant

De ces fortes retrouvailles , lascives énamourées

Revenir à nous deux et rêver pour un temps

Au possible espoir dans cette histoire ajourée

 

Amour, c'est notre vie d'amants

La vie qu'on n'a pas choisi pourtant

Mais que faire quand c'est plus fort que nous

Puisque nos liens ne se dénouent

 

Amour, c'est notre vie d'avant

L'avenir c'est des mots dans le vent

On sait qu'on ne peut s'y résoudre

Tant que nous menace la foudre

 

- C'est la faim aux amours -

vendredi 11 novembre 2011 11:42 , dans Textes protégés Sacem


Le Manque

Peu s'en faut que l'astéroïde

Se brise sur une hémisphère

Peu s'en faut que la thyroïde

Un jour se révèle délétère

Peu s'en faut que dans l'être humain

Dorment des orages cachés

Peu s'en faut que peut-être demain

Nos cœurs auront lâché

Peu s'en faut que pour les bourreaux

Les victimes finssent à genoux

Peu s'en faut que dans ton fourreau

Tu disparaisses tout à coup

Il ne faut pas grand-chose

Pour que vive l'ennui

Pas de roman à l'eau de rose

Mais à l'eau de pluie

 

Il ne faut pas grand-chose

Pour que meurt l'amour

Tout est question d'osmose

Avant le point de non-retour

 

Peu s'en faut que l'argent nous manque

Que peu de biens nous soient loués

Peu s'en faut que même notre banque

Finisse par nous dilapider

Peu s'en faut pour que les cancers

Soient des plaies à visage humain

Peut s'en faut que la nature en sert

Pour nous à tous les parfums

 

Peu s'en faut que la lune soit pleine

Pour exciter dans nos sommeils

Le rêve où la lumière est pleine

Dans nos regards fermés dans du vermeil

 

Il ne faut pas grand-chose

Pour que vive l'ennui

Pas de roman à l'eau de rose

Mais à l'eau de pluie

 

Il ne faut pas grand-chose

Pour que meurt l'amour

Tout est question d'osmose

Avant le point de non-retour

 

7 novembre 2011

 

 

 

 

 

 

lundi 07 novembre 2011 18:20 , dans Textes protégés Sacem


Miserabilis

Cœur de chaumière

Dans mon palais

Cailloux et pierres

A avaler

Dans mes neurones

Vogue néant

La Loire, La Saône

Mourir dedans

Dieu des congères

Sur l'oreiller

Dieu des hivers

Pour me veiller

Rêve perdu

Bonheur précaire

Je n'attends plus

Que la poussière

Miserabilis

Ainsi vont les choses

Miserabilis

D'effets et de causes

 

Fond des vallées

Humides et fraîches

Cœur à râler

La gorge sèche

Tissu d'éponge

Pour assécher

Tout ce qui ronge

Tous nos péchés

Oiseau perdu

Dans l'horizon

Sexe tordu

Dans ta moisson

Âme craintive

En soubresauts

C'est la missive

De tes assauts

 

24 octobre 2011

 

 

dimanche 23 octobre 2011 12:41 , dans Textes protégés Sacem


Les Fleurs Noires

Dans le chaos des ténèbres

Dorment des chants funèbres

Où le rêve est mort-né

Où l'espace est orné

 

De ces fleurs d'eau et d'argile

Infécondes et stériles

Dans leur robe de mouroir

Où n'est plus le pouvoir

 

Sombres éclats, mornes plaines

Dans l'aventure humaine

Ainsi s'en vont et s'en viennent

Nos doutes et nos peines

 

Dans la matrice du déclin

 

Depuis les ronciers hostiles

Ont pointé leur pistil

Depuis l'éternité

Se sont envenimées

 

Et c'est en parterres obscurs

Cendres comme sciures

Qu'elles se recomposent

En gerbes d'ecchymoses

 

Sombres éclats, mornes plaines

Dans l'aventure humaine

Ainsi s'en vont et s'en viennent

Nos doutes et nos peines

 

Dans la matrice du déclin

 

Pierrot Manthin

18 octobre 2011

mardi 18 octobre 2011 20:17 , dans Textes protégés Sacem



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